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  • Elise Dottrens

LA TAXE ROSE, c'est quoi ?


De quoi a-t-on vraiment besoin pour vivre ? Que pouvons nous considérer comme produits de luxe ? Apparemment, en Suisse, ce n’est pas le consommateur qui peut répondre à cette question, mais le législateur. Nous considérons ce choix mauvais, et en voici les raisons.

En Suisse, les prix des produits sont classés en plusieurs catégories, et chaque catégorie est assujettie à un taux de TVA (taxe de valeur ajoutée) différent. Les prix des produits de luxe contiennent 8% de TVA. Les prix des nuits à l’hôtel, 3,8%. Les produits de première nécessité, 2,5%. Jusque là, pas trop de problèmes. Mais quels sont ces fameux produits de première nécessité ?


Voici un extrait de l’article 25 de la LTVA,

Loi fédérale sur la TVA en Suisse :

« Le taux réduit de 2,5% est appliqué :

a. À la livraison des biens suivants :

1. L’eau amenée par des conduites

2. Les denrées alimentaires {…} à

l’exception des boissons alcooliques

3. Le bétail, la volaille et le poisson,

4. Les céréales

5. Les semences, les tubercules

et les oignons à planter, les plantes vivantes,

les boutures, les greffons, les fleurs coupées et

les rameaux {…}

6. Les aliments et les litières pour animaux

ainsi que les acides destinés à l’ensilage,

7. Les engrais, préparations phytosanitaires {…},

8. Les médicaments,

9. Les journaux, revues, livres et autre imprimés

sans caractères publicitaires définis par le Conseil fédéral ; »


Il manque quelque chose ? Ben oui. Les produits d’hygiène corporelle sont assujettis à l’impôt normal, celui de 8%. Il s’agit de savon, dentifrice, le papier de toilette et surtout, surtout, les produits d’hygiène féminine, comprenez donc les serviettes et les tampons.

C’est une première version de la « taxe rose », et pas besoin de plus pour nous mettre en colère, nous les défenseurs des droits des femmes.

Qui exactement prend ces décisions ? La journaliste de la RTS Pauline Vrolixs a interrogé Valérie Paris, du département fédéral des finances, et ce sont bien les législateurs suisses, en l’occurrence notre parlement, qui prennent ces décisions, sur des bases sociales et politiques. Pas très éclairant. Y a-t-il une chance que cela change ? Peu, voire pas du tout, d’études ont été publiées depuis janvier 2018, date à laquelle le journal « 20 minutes » annonçait que le Conseil Fédéral avait renoncé à changer la liste des produits à prix réduits. Selon un article de Marie Claire Angleterre de 2016, l'Inde, le Kenya, le Liban, le Nicaragua, la Tanzanie, le Nigeria, l'Angleterre, le Canada et l'Australie ont aboli cette taxe. Mais pas la Suisse.


Mais la taxe rose, c’est aussi un autre aspect de ce qu’on appelle le « marketing genré », et s’il s’agit d’un autre problème, l’injustice est comparable. Cette « taxe » s’applique sur des produits de tous les jours, qu’il s’agisse de déodorant, rasoirs, ou jouets pour enfants. Très souvent, trop souvent, les produits féminins sont plus chers, alors que la seule différence avec leur équivalent masculin, c’est la couleur. Nous sommes allés à la Migros pour vérifier ça, et voilà un exemple de ce que nous avons trouvé :



Ici aussi, la raison reste obscure, mais l’hypothèse la plus plausible, c’est… le marketing ! Le consommateur tombera en effet dans le piège, car il (ou surtout elle !) achètera ce qu’il/elle pense être adapté expressément pour lui/elle. J’ai envoyé un mail à la Migros, resté sans nouvelles jusqu’à ce jour.Pour essayer d'y voir un peu plus clair, The Pink Tax, un compte Instagram créé par une étudiante suisse, a fait des études de cas et publié ses recherches: 




Heureusement, certains de nos représentants au parlement on déjà pris les choses en main. Du moins, ils essayent. C’est le cas de Jacques André Maire, membre du parti socialiste neuchâtelois, qui se bat pour la baisse de la TVA pour les produits dont nous avons besoin, ainsi que de Jean-Christophe Schwaab, membre du parlement jusqu’en 2017, qui avait à l’époque pris en grippe le marketing genré et ses conséquences. Il en explique les raisons ici.

Ces raisons « sociales » et « politiques » feraient-elles parties elles aussi d’une stratégie de commerce, établie de concert entre les lobbyistes de la consommation et notre parlement ?


Tu veux participer à notre action contre la taxe rose ? N'hésite pas a t'inscrire à la newsletter ou à nous contacter directement, car nous allons organiser plusieurs évènements sur le thème !




https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/le-rendez-vous-societe-jean-christophe-schwaab-mene-un-combat-contre-la-taxe-rose?id=7645919

https://www.rts.ch/info/suisse/7755051-le-conseil-federal-ne-veut-pas-empoigner-le-dossier-de-la-taxe-rose-.html

https://fr.swissquote.com/newsroom/magazine/dossier/pink-tax-syndrome

https://www.marieclaire.co.uk/news/tampon-tax-around-the-world-20545

https://www.rts.ch/play/radio/on-en-parle/audio/quest-ce-quun-bien-de-premiere-necessite-?id=6610244

http://madame.lefigaro.fr/societe/taxe-rose-chez-tesco-les-rasoirs-pour-femmes-seront-au-meme-prix-030117-128876

https://www.tdg.ch/suisse/Les-femmes-paient-plus-pour-les-WC-dans-les-gares/story/17074123

https://www.youtube.com/watch?v=1-f-kqmluTU

http://www.georgettesand.org/actualites/ceux-nont-jamais-entendu-parler-marketing-croient-encore-les-prix-fixes-en-fonction-du-cout-production/

https://fr.swissquote.com/newsroom/magazine/dossier/pink-tax-syndrome


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